Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 22:10

 

Vous ne connaissez pas encore  Germaine Chauchard ? Eh bien, c'est   une  voisine de Clotilde Gratteseque... Pas celle qui s'était fait flasher, non, celle-là, c'est Solange... pardon ?  Ah non, c'est pas non plus celle de la carte postale du Pérou ! Dites, vous avez de la mémoire, vous !

Non, c'est... Ecoutez, je lui passe la parole, vous ferez bien mieux connaissance  !

 

J’avais tout bien combiné, horaires des cars ( et croyez-moi, faut rappeler ses souvenirs de classe pour arriver à faire correspondre les correspondances !), sandwiches sans beurre ni mayo, pour pas tacher mon beau sac chanel que m’a donné la fille de la mère Beauchout, quand elle est décédée, (la mère, pas la fille …), le rendez-vous avec l’ornithorynque, qu’est pas arrangeant, je lui avais dit que ça m’obligerait à renoncer à mon café-calva, s’y me déplaçait pas , avec l’heure que le car arrive, ben y n’a rien voulu savoir !

Et pis après que je comptais bien aller faire un peu les soldes, acheter un marcel à Milo, que son dernier y date de quand de Gaulle avait passé par chez nous, en … chais pu trop, mais quoi, ça date !

Notez qu’il est encore très prope, un peu effiloché, mais ça fait genre… Le marcel, pas le Milo ! Mais faut suive, dites !
Et donc, j’avais tout bien combiné, je m’étais lavé le pied, çui que le… qu’est-ce que je vous ai dit t’a l’heure ? L’ornithorynque ? Mais chuis toute tourneboulée, moi ! C’est pas aux oreilles que j’ai mal, c’est au pied ! Vous aviez rectifié, ben sûr : chez l’orthopetiste !
‘Fin bref, j’avais mis ma robe en madapolam, mon renard en lapin, ma volette, mes bas qui tient tout seuls et vogue dont !
Et faut que me vlà coincée dans ce foutu ascenseur ! Un gros moment que j’attends ! 

Pis fait pas chaud, heureusement que j’ai mon renard.

Y’a que ses yeux que j’vois qui brillent dans l’oscurité…

Pas que j’sois trouiollarde, mais quand même ça fait drôle d’êt coincée comme ça dans le noir…
Sans compter que l’orthopetiste, y va me facturer la consultation, je le connais, c’tun grippeur de sous !

Et nib pour acheter un marcel à Milo, pis nib aussi pour me faire une petite fleur que j’avais prévue, Je peux ben vous le dire  ( je l’ai dit à Clotilde mais  sûr qu’elle va le garder pour elle comme d’habitude ! C'est pas la mauvaise voisine, mais a garde tout pour elle !) 

Et donc, je voulais m’offrir un d'ssous coquin ! Oh mais coquin-coquin ! L'aut' semaine, j’ai repéré un beau corset à lacets qu’était soldé chez la Fée Minité.

Noir qu’il est ! Que je sus ben sûre que mon Gaston y en ferait des folies.

Alors vous pensez si je suis colère : La Fée Minité, ça ferme de bonne heure, j’vais pas l’avoir mon corset !
Et Clotilde qui va me chanter Laudes : je devais passer chercher son ptit neveu devant la synecdoque avant de rentrer. Comment qu'y va faire tout seul le pôv miard ?
Pour une journée réussie, ça on peut dire ! J’ai-t’y mal à mon pied !

Tiens donc, vla que ça s'allume...... ça s'ouve... je fonce : à moi la Fée Minité !

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Note de bas de page : La Fée Minité a existé !... C'était une boutique de lingerie,  2 rue Broussais à Saint Malo, Il y a ... du temps où  l'entreprise de pompes funèbres,  à côté du lycée Jacques Cartier  annonçait sans ambage  A. CERRI

Depuis, ils ont refait l'enseigne  et c'est CERRI tout court... Il y a des gens que ça ne rebute pas !

 

Note  2 : Vous trouverez dans ce texte quelques  bizarreries  dûes aux contraintes  (que j'ai habilement détournées ) imposées pour l'écriture de ce texte.

Pff, si j'avais rien dit, je suis sûre que vous n'auriez pas trouvé ça plus bizarre que d'hab !


 

Par Coline Dé - Publié dans : l'opinion de Clotilde Gratteseque - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 21:57

Juste un petit en-cas avant le réveillon.
Voici la recette  :

 

 

 

Je vous fais l'article :

 

Prenez d’abord quelques noms
communs ou moins communs, selon arrivage
Assaisonnez d’un petit paquet d’adjectifs odorants,
ficelés serré.

De bons gros verbes,
Trois ou quatre, en fonction de la taille.

Les mixer finement.
Les réserver au chaud.

A part, préparez un coulis d’incises, fluides
Et les lier à l’aide de conjonctions variées.

Ne pas dédaigner quelques assonances cueillies du matin.

Ebarbez soigneusement vos adverbes avant de les jeter dans l’eau bouillante.
Ne gardez que ceux qui remontent d’eux-mêmes à la surface, (signe certain de fraîcheur)

Mélangez
Touillez longuement

Dressez en apparat sur un plat de service
Rangez les rimes la queue en l’air
Décorez d’un brin d’amour
Servez à votre ogresse préférée pour son quatre heures.

Par Coline Dé - Publié dans : Poésie - Communauté : les cafards associés
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  • Coline Dé
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  • 01/11/1943
  • Bretagne Un peu ailleurs Paysage intérieur Humour en demi-teint
  • Coupde foudreuse
  • J'écris pour regagner en largeur ce que ma vie perd en longueur... Bricoleuse de mots, déboulonneuse de socles, dévisseuse de certitudes, j'ai envie d'un monde où le rire libre lézarderait les murs. Juste pour la beauté des lézardes.

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